Un fauteuil de soins du visage incliné avec une couverture blanche pliée, un vapozone orienté au-dessus et des serviettes roulées sur une tablette
Carrières · Formation

Comment devenir esthéticienne médicale au Québec

Précision qui doit venir en premier : on ne devient pas médecin. « Médecin » est un titre réservé, et une formation en esthétique ne mène pas à la médecine. Le terme correct est esthéticienne médicale, ou esthétique paramédicale.

Et « esthéticienne médicale » n’est pas non plus un titre protégé. Aucun ordre ne le délivre. C’est une description : une esthéticienne qui a suivi des formations additionnelles en soins avancés. Ce qui existe formellement, c’est le métier en dessous.

La qualification formelle, et qui la délivre

Le point de départ reconnu au Québec est le diplôme d’études professionnelles (DEP) en Esthétique, un programme de 1 350 heures. L’admission demande généralement un diplôme d’études secondaires ou l’équivalent reconnu.

L’esthétique est classée par la province comme un métier non réglementé. Cela veut dire qu’il n’y a pas de permis obligatoire pour exercer — et c’est aussi pourquoi le marché regorge de certificats de valeur très inégale. Il existe une voie volontaire de certificat de qualification professionnelle, et le statut de compagne s’obtient généralement avec le DEP et plusieurs années d’expérience.

Lisez ces deux pages officielles avant le marketing de n’importe quelle école, la nôtre comprise.

À quoi ressemble vraiment le parcours

ÉtapeCe que c’estQui le délivre
Diplôme secondaireLa condition d’admission habituelleVotre centre de services scolaire
DEP en EsthétiqueLe diplôme professionnel reconnu, 1 350 heuresUn centre de formation professionnelle reconnu
Emploi et expérienceLà où la compétence se construit — et où naît une clientèleLes employeurs
Certificats de cours avancésLaser, IPL, peelings, microneedling et semblablesDes écoles privées et des fabricants d’appareils — pas un ordre
« Esthéticienne médicale »Une description qu’emploie un employeur ou une personne. Pas un titrePersonne. Aucun organisme ne le délivre

Ce qu’ajoute une formation avancée, et ce qu’elle n’ajoute pas

Les certifications additionnelles couvrent généralement l’épilation laser, la photorajeunissement et l’IPL, les peelings au-delà des superficiels, le microneedling et des protocoles avancés. Ce sont de vraies compétences, et ce sont elles qui distinguent habituellement un poste clinique mieux payé d’un poste de salon généraliste.

Ce qu’un certificat ne fait pas, c’est accorder une permission. Savoir si un acte peut être posé, par qui et sous quelle supervision relève de la loi et de l’encadrement médical de l’employeur — pas du cours que vous avez payé. Une école peut vous enseigner une technique ; elle ne peut pas vous conférer le droit de la pratiquer. Toute école qui laisse entendre le contraire est une école à fuir.

Si vous vous demandez si la formation avancée se rentabilise, le portrait des revenus est dans combien gagnent les esthéticiennes.

Ce que les esthéticiennes ne font pas au Canada

  • Les injections. La toxine botulique et les agents de comblement sont administrés par des professionnels de la santé autorisés. Aucun cours d’esthétique ne qualifie qui que ce soit pour injecter, nulle part au Canada.
  • La prescription. Les traitements sur ordonnance relèvent du médecin.
  • Le diagnostic. Une esthéticienne évalue une peau pour juger de la pertinence d’un soin ; elle ne pose pas de diagnostic.
  • La mésothérapie n’est pas le microneedling. Une version précédente de cette page présentait les deux comme une seule et même chose. C’est faux : le microneedling utilise de fines aiguilles pour créer des micro-lésions contrôlées, alors que la mésothérapie consiste à injecter des substances dans la peau. C’est en confondant les deux qu’on finit par croire qu’un certificat d’esthétique autorise à injecter. Ce n’est pas le cas.

Les règles sur les actes réservés, et à qui ils le sont, évoluent. Vérifiez auprès de l’autorité québécoise concernée plutôt qu’auprès d’une école, d’un fournisseur ou de cette page.

Questions à poser à toute école, y compris la nôtre

  1. Avec quoi est-ce que je termine exactement — un diplôme reconnu, ou un certificat maison ? Ce n’est pas la même chose.
  2. Qui le reconnaît ? Demandez le nom de l’organisme, pas un adjectif comme « accrédité ».
  3. Quel est le coût total, par écrit, examens, trousse et matériel compris.
  4. Combien d’heures pratiques supervisées sont incluses, et sur de vraies personnes.
  5. Que font vos diplômées aujourd’hui ? Demandez à en rencontrer deux.

Obtenez les réponses par écrit avant de vous inscrire où que ce soit. Une école confiante dans son programme n’y verra pas d’objection.

Un mot réaliste sur le métier

Il est physique, debout, et exigeant pour les mains, les poignets et le dos sur une carrière. Le versant clinique est vraiment intéressant et paie mieux que le salon généraliste, mais il faut des années et de la formation continue pour y arriver. Personne ne finit un cours et ne commence au haut de la fourchette.

Nous exploitons à la fois des cliniques et une académie : nous avons donc un intérêt commercial évident à ce que vous décidiez de vous former. Pondérez cette page en conséquence, et allez parler à des esthéticiennes en poste qui ne vous vendent rien.

L’information sur notre propre programme se trouve dans le certificat d’esthétique en ligne.

Nos cliniques

Questions fréquentes

Devient-on médecin ?

Non. « Médecin » est un titre réservé et une formation en esthétique ne mène pas à la médecine. Le terme juste est esthéticienne médicale, ou esthétique paramédicale : une esthéticienne ayant suivi des formations additionnelles en soins avancés.

« Esthéticienne médicale » est-il un titre officiel ?

Non. C’est une description plutôt qu’un titre protégé, et aucun ordre ne le délivre. Il désigne généralement une esthéticienne formée en soins avancés comme le laser, les peelings ou le microneedling.

Quelle qualification faut-il au Québec ?

Le point de départ reconnu est le DEP en Esthétique, un diplôme professionnel de 1 350 heures, auquel on accède habituellement avec un diplôme secondaire ou l’équivalent. L’esthétique est un métier non réglementé au Québec, donc sans permis obligatoire — d’où la valeur très inégale des certificats privés.

Une esthéticienne médicale peut-elle faire du Botox ou des agents de comblement ?

Pas au Canada. La toxine botulique et les agents de comblement sont administrés par des professionnels de la santé autorisés, et aucun cours d’esthétique n’habilite à injecter. Méfiez-vous fortement de toute formation qui suggère le contraire.

Le microneedling est-il de la mésothérapie ?

Non, et la distinction compte. Le microneedling crée des micro-lésions contrôlées avec de fines aiguilles. La mésothérapie injecte des substances dans la peau. Confondre les deux mène à croire qu’un certificat d’esthétique autorise à injecter, ce qui est faux.

Un certificat laser me donne-t-il le droit d’utiliser un laser ?

Un certificat atteste d’une formation, pas d’une permission. Savoir si un acte peut être posé, par qui et sous quelle supervision dépend de la loi et de l’encadrement médical du milieu de travail. Vérifiez auprès de l’autorité québécoise concernée.

Information générale sur la formation et les parcours en esthétique. Ce n’est pas un avis juridique, réglementaire, de carrière ou en matière d’emploi. Une formation en esthétique ne mène pas au titre de médecin, qui est réservé. « Esthéticienne médicale » est un terme descriptif, non un titre protégé ni un permis, et suivre un cours ne confère pas en soi le droit de poser un acte donné. Les actes réservés, et les personnes autorisées à les poser, sont déterminés par la loi québécoise et par l’encadrement médical en place dans un milieu de travail, et ces règles changent — vérifiez les exigences courantes auprès de l’autorité provinciale concernée. New Age Spa exploite à la fois des cliniques et une académie de formation et a donc un intérêt commercial dans ce sujet.