Une caisse d’expédition en bois sanglée sur une palette dans une salle de clinique vide, encore fermée, la lumière du matin sur le sol nu
Équipement · Avant de signer

Cet appareil est-il homologué par Santé Canada ? Comment vérifier

La réponse courte. Les instruments médicaux vendus au Canada doivent détenir une homologation de Santé Canada, et chaque appareil homologué figure dans une base de données publique que vous pouvez consulter vous-même en environ trois minutes. Faites-le avant la conversation sur le prix, pas après.

L’homologation se rattache à l’appareil et à son fabricant — pas à la personne qui vous le vend. Un vendeur peut être parfaitement légitime et l’appareil précis ne pas être homologué pour la vente ici.

C’est la vérification la moins coûteuse de tout le processus d’achat d’équipement, et la plus souvent sautée, généralement parce que l’acheteur suppose que quelqu’un d’autre l’a déjà faite. Un appareil non homologué peut vous laisser incapable de l’utiliser, incapable de l’assurer et incapable de le faire réparer — trois problèmes qui arrivent ensemble, une fois l’argent parti.

Ce que « homologué » veut dire

Santé Canada encadre les instruments médicaux et délivre une homologation pour ceux vendus au Canada. Les instruments sont répartis en classes selon le risque, et la classe détermine ce que le fabricant a dû démontrer pour l’obtenir. La classe d’un appareil esthétique donné dépend de l’appareil lui-même et des allégations faites à son sujet — raison précise pour laquelle la liste publique, et non la brochure, fait autorité.

Les appareils homologués figurent dans la Liste des instruments médicaux homologués en vigueur (MDALL). « En vigueur » est le mot qui compte : une homologation peut expirer, et un appareil homologué autrefois ne l’est pas nécessairement aujourd’hui.

Séparément, le matériel qui émet des radiations est assujetti à la Loi sur les dispositifs émettant des radiations, qui encadre la vente et l’importation de l’appareil lui-même. Ce sont deux exigences distinctes, et satisfaire l’une ne dit rien de l’autre.

Comment vérifier, en trois minutes

  1. Prenez les identifiants exacts sur la soumission — le nom de l’appareil tel que l’écrit le fabricant, le modèle, et la dénomination légale du fabricant. Le nom commercial d’un distributeur n’est souvent pas le nom homologué.
  2. Cherchez dans la liste des instruments homologués en vigueur par nom d’appareil, par fabricant, ou par numéro d’homologation si on vous en a donné un.
  3. Lisez ce qui revient. Confirmez que le fabricant correspond, que le statut est en vigueur, et que l’identifiant correspond bien à la machine qu’on vous vend et non à un modèle voisin.
  4. Si rien ne revient, ne concluez rien tout de suite — recherchez par fabricant seul, car l’appareil peut être inscrit sous un nom qu’on ne vous a pas donné.
  5. Puis demandez au vendeur, par écrit, le numéro d’homologation et le nom du titulaire, et vérifiez ce numéro vous-même.

L’étape cinq est la décisive. Un vendeur capable de fournir un numéro d’homologation immédiatement vous dit quelque chose de bon sur sa façon de travailler. Un vendeur qui esquive vous dit aussi quelque chose.

Quatre erreurs fréquentes

L’erreurPourquoi ça compte
Confondre licence d’établissement et homologation d’appareilUne licence d’établissement couvre les activités d’une entreprise, comme importer ou distribuer. Ce n’est pas une homologation pour un appareil donné. Un vendeur peut légitimement en détenir une pendant que la machine de la soumission n’est pas homologuée
Prendre une autorisation étrangère pour une homologation canadienneUne autorisation dans un autre pays n’est pas une homologation canadienne et ne se transpose pas. C’est le malentendu le plus courant dans la vente d’équipement esthétique
Chercher la marque inscrite sur la brochureNoms commerciaux, noms régionaux et noms homologués divergent. Cherchez aussi par fabricant, sinon vous ne trouverez rien et tirerez la mauvaise conclusion
Accepter une capture d’écranUne capture montre un instant peut-être révolu, et seulement ce qu’on a choisi de vous montrer. La liste est publique. Cherchez vous-même

Si l’appareil n’apparaît pas

Absent de la liste ne veut pas automatiquement dire malhonnête. Il y a des explications ordinaires : le modèle est vendu ici sous un autre nom homologué, l’homologation appartient à une société mère dont on ne vous a pas parlé, ou l’inscription utilise une graphie que vous n’avez pas essayée. Passez d’abord par là.

Ce que ça veut dire en revanche, c’est que la question doit être réglée avant la signature, par écrit, et que le fardeau appartient au vendeur. Si, après tout ça, l’appareil n’a véritablement aucune homologation canadienne en vigueur, le prix cesse d’être pertinent : vous achèteriez un équipement que vous pourriez ne pas pouvoir utiliser en clinique ici, que votre assureur pourrait refuser de couvrir, et qu’aucun technicien autorisé ne voudrait entretenir.

Cela vaut particulièrement pour les appareils remis à neuf et les unités du marché gris achetées hors du Canada, d’où proviennent la plupart de ces situations. Ce qui fait vraiment bouger le prix d’un appareil couvre le reste de cette vérification.

Homologuer l’appareil n’est pas la permission de l’utiliser

Un appareil homologué ne dit rien de qui peut s’en servir sur une cliente. Cela relève des régulateurs provinciaux et des ordres professionnels, et c’est une vérification distincte aux conséquences distinctes. Au Québec, le Collège des médecins du Québec a exposé sa position sur la médecine esthétique et les responsabilités rattachées aux interventions utilisant des appareils à énergie — voir le CMQ sur la médecine esthétique.

Confirmez le champ de pratique auprès de l’ordre concerné et de votre propre conseiller juridique avant de vous engager dans une modalité. L’assurance verbale d’un fournisseur n’est pas une position réglementaire, quelle que soit l’aplomb avec lequel elle est offerte.

À verser au dossier d’achat

Six choses à avoir sur papier avant de payer quoi que ce soit :

  • Le nom exact de l’appareil, le modèle et le fabricant tels qu’homologués.
  • Le numéro d’homologation et le nom du titulaire.
  • Une confirmation écrite que l’unité vendue est bien cet appareil homologué.
  • Pour un appareil usagé, qui détient l’homologation aujourd’hui et si le fabricant accepte d’entretenir une machine de seconde main.
  • La confirmation des exigences applicables aux dispositifs émettant des radiations.
  • La date à laquelle vous avez consulté la liste vous-même, et une copie de ce que vous avez trouvé.

Cette dernière ligne prend dix secondes et c’est celle qui vous protège plus tard, parce que le statut d’homologation bouge et que ce qui compte est ce qui était vrai le jour de l’achat.

Si vous en êtes plus tôt dans le processus, la liste d’équipement précise ce dont une clinique a vraiment besoin, et financer une clinique couvre comment le payer.

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Questions fréquentes

Comment vérifier si un appareil est homologué par Santé Canada ?

Cherchez dans la Liste des instruments médicaux homologués en vigueur avec le nom exact, le modèle et le fabricant inscrits sur la soumission. Confirmez que le fabricant correspond, que le statut est en vigueur et que l’inscription correspond à la machine vendue. Demandez ensuite le numéro d’homologation par écrit et vérifiez-le vous-même.

Une autorisation de la FDA rend-elle un appareil légal au Canada ?

Non. Une autorisation dans un autre pays n’est pas une homologation canadienne et ne se transpose pas. C’est le malentendu le plus répandu dans la vente d’équipement esthétique, et il est facile à vérifier plutôt qu’à supposer.

Quelle différence entre homologation d’appareil et licence d’établissement ?

Une licence d’établissement couvre les activités d’une entreprise, comme importer ou distribuer. Une homologation couvre un appareil précis. Un vendeur peut détenir la première pendant que la machine qu’on vous propose n’a aucune homologation propre.

Et si l’appareil n’est pas dans la liste ?

Ne supposez pas le pire tout de suite : il peut figurer sous un autre nom homologué, sous une société mère, ou sous une graphie que vous n’avez pas essayée. Cherchez par fabricant seul, puis exigez le numéro d’homologation par écrit et vérifiez-le. S’il n’y a véritablement aucune homologation en vigueur, le prix n’est plus la question.

Un appareil homologué peut-il être utilisé par n’importe qui ?

Non. Homologation et champ de pratique sont deux choses distinctes. Qui peut exécuter un traitement relève des régulateurs provinciaux et des ordres professionnels, et doit être confirmé auprès d’eux et de votre propre conseiller juridique.

Sources

  1. Santé Canada, Liste des instruments médicaux homologués en vigueur (MDALL). Vérifié le 30 août 2026.
  2. Gouvernement du Canada, Loi sur les dispositifs émettant des radiations. Vérifié le 30 août 2026.
  3. Collège des médecins du Québec, Médecine esthétique : observations et responsabilités. Vérifié le 30 août 2026.

Information générale destinée aux personnes qui achètent de l’équipement pour une clinique au Canada — il ne s’agit pas d’un avis juridique, médical ou réglementaire. Le statut d’homologation change, et cette page ne remplace ni votre propre consultation de la liste de Santé Canada au moment de l’achat, ni l’avis de votre conseiller juridique. Rien ici ne constitue une représentation du rendement financier d’un établissement ou d’une franchise New Age Spa. Il ne s’agit pas d’une offre de vente de franchise ; là où la loi l’exige, une offre n’est faite que par document d’information.