Une grande enveloppe brune sans inscription posée à plat sur un bureau nu dans un local de clinique
Franchise · Le cadre juridique

Lois sur la franchise au Canada : la divulgation, province par province

Commençons par la structure. Le droit de la franchise au Canada est provincial, pas fédéral. Il n’existe aucune loi nationale unique, et les règles qui s’appliquent à une entente dépendent de l’endroit où se trouve l’entreprise et de ce que prévoit le contrat.

Plusieurs provinces ont une loi de divulgation propre au franchisage. Le Québec n’en a pas. Cette page explique la forme du cadre et renvoie à des lois que vous pouvez lire vous-même — elle ne vous dit pas laquelle s’applique à votre situation, parce que c’est une question pour un avocat.

Ce que fait une loi de divulgation

Là où elle s’applique, la législation sur le franchisage fonctionne généralement de la même façon dans ses grandes lignes. Elle oblige le franchiseur à remettre au candidat un document d’information avant tout versement d’argent ou toute signature, prévoit un délai qui doit s’écouler d’abord, énonce ce que le document doit contenir, attache des conséquences à l’absence de remise ou à un document substantiellement déficient, et impose une obligation d’agir de bonne foi.

Les détails diffèrent d’une province à l’autre — les délais, le contenu, les recours et les exemptions ne sont pas identiques — et c’est précisément pourquoi il ne faut pas supposer que la règle d’une province donne la réponse dans une autre.

En lire une, pour comprendre la forme

Le moyen le plus rapide de comprendre ce que contient un dossier de divulgation sérieux est de lire une vraie loi plutôt qu’un résumé. Voici les sources primaires, en lien direct :

D’autres provinces légifèrent aussi dans ce domaine, et les lois changent. Considérez cette liste comme un ensemble d’exemples lisibles plutôt que comme une carte exhaustive, et confirmez la situation de votre province avec un conseiller juridique.

Le Québec est l’exception importante

Le Québec n’a pas de loi de divulgation propre au franchisage. Le droit des contrats et l’obligation de bonne foi s’appliquent, mais il n’y a ni document d’information obligatoire, ni délai de réflexion prévu par la loi, ni recours légal en résiliation du type de ceux qu’on trouve dans les provinces ci-dessus.

La conséquence pratique n’est pas que le franchisage québécois serait risqué. C’est que la vérification qu’une loi aurait imposée vous revient. Cela veut dire demander, par écrit, ce qu’un document d’information aurait contenu, et faire réviser ce qu’on vous remet par un avocat qui pratique en droit de la franchise. L’absence de document exigé n’est pas l’absence de besoin — d’où la liste de questions dans ce que coûte une franchise.

Quelle loi provinciale s’applique ?

La question paraît simple et ne l’est pas. Elle peut dépendre de l’endroit où l’entreprise franchisée exerce, de l’endroit où se trouvent les parties, de ce que le contrat prévoit quant au droit applicable, et de l’efficacité d’une telle clause dans les circonstances.

Ne tranchez pas cela vous-même à partir d’un site Web, et méfiez-vous d’un franchiseur qui le tranche pour vous en une phrase. Si on vous dit qu’une loi ne s’applique pas, la réponse utile est de demander que le motif soit mis par écrit et de le faire lire par votre propre avocat.

Quoi faire, peu importe la province

  1. Obtenez par écrit tout ce qui est important : frais récurrents pour toute la durée, définition du territoire, conditions de renouvellement et de cession.
  2. Donnez-vous du temps. Qu’un délai soit imposé ou non au franchiseur, imposez-vous-en un.
  3. Faites réviser le contrat par un avocat en droit de la franchise avant de signer quoi que ce soit, y compris un reçu d’acompte ou une lettre d’intention.
  4. Parlez à des franchisés actuels et anciens, choisis par vous plutôt que fournis en liste.
  5. Conservez chaque document reçu, daté, avec une note du moment où il est arrivé.

Ce dernier point est discrètement le plus utile. Si un litige porte un jour sur ce qu’on vous a dit et quand, votre propre dossier daté est le registre qui existe.

Signaux d’alarme autour de la divulgation

  • Une pression pour signer ou payer rapidement, surtout avant qu’un avocat ait lu le contrat.
  • Un résumé offert à la place du document. Une brochure n’est pas une divulgation.
  • Des documents remis à la pièce, de sorte qu’aucun moment précis ne compte comme la remise.
  • S’entendre dire qu’une loi ne s’applique pas, sans motif que vous puissiez transmettre à votre avocat.
  • Une réticence à mettre par écrit les obligations récurrentes pour toute la durée — voir comment fonctionne une franchise.

Si vous êtes le franchiseur

Les obligations vont aussi dans l’autre sens. Un franchiseur qui accorde des droits dans une province dotée d’une loi de divulgation assume des devoirs qui ne disparaîssent pas parce que le siège social est ailleurs, et les conséquences d’une remise ou d’un contenu déficients peuvent être importantes.

Quiconque bâtit un réseau dans plusieurs provinces a besoin d’un avocat en droit de la franchise avant la première concession, pas après le premier litige. Cela vaut pour nous autant que pour n’importe qui, et c’est la raison pour laquelle cette page renvoie aux lois plutôt que de les paraphraser.

Pour le volet commercial de la même décision, voir ce que coûte une franchise et ouvrir sa clinique ou acheter une franchise. L’Association canadienne de la franchise est un point de repère raisonnable, même si l’adhésion ne remplace pas un avis juridique sur un contrat précis.

Parlez-nous d’une franchise

Questions fréquentes

Existe-t-il une loi fédérale sur la franchise au Canada ?

Non. Le droit de la franchise est provincial. Il n’y a pas de loi nationale unique, et les règles applicables à une entente dépendent de l’endroit où se trouve l’entreprise et de ce que prévoit le contrat quant au droit applicable.

Le Québec exige-t-il un document d’information ?

Non. Le Québec n’a pas de loi de divulgation propre au franchisage. Le droit des contrats et l’obligation de bonne foi s’appliquent, mais il n’y a ni document ni délai prévus par la loi, ni recours légal en résiliation du type de ceux d’autres provinces.

Qu’exige généralement une loi de divulgation ?

Dans les grandes lignes : un document remis avant tout versement ou toute signature, un délai préalable, un contenu prescrit, des conséquences en cas d’absence de remise ou de document déficient, et une obligation de bonne foi. Les détails varient selon la province.

Comment savoir quelle loi provinciale s’applique ?

Cela peut dépendre du lieu d’exploitation, du lieu des parties, de la clause de droit applicable et de son efficacité. C’est une question pour un avocat, et il faut se méfier d’un franchiseur qui y répond pour vous en une phrase.

Que faire si on me dit que la loi ne s’applique pas ?

Demandez le motif par écrit et faites-le lire par votre propre avocat. C’est une demande raisonnable, et la réaction vous apprend quelque chose dans un cas comme dans l’autre.

Sources

  1. Gouvernement de l’Ontario, Loi Arthur Wishart de 2000 sur la divulgation relative aux franchises. Vérifié le 30 août 2026.
  2. Province du Nouveau-Brunswick, Loi sur les franchises. Vérifié le 30 août 2026.
  3. Province de la Colombie-Britannique, Franchises Act. Vérifié le 30 août 2026.
  4. Province de l’Alberta, Franchises Act. Vérifié le 30 août 2026.
  5. Association canadienne de la franchise. Vérifié le 30 août 2026.

Information générale sur la structure de la législation canadienne en matière de divulgation relative aux franchises. Il ne s’agit pas d’un avis juridique, ni d’un énoncé du droit applicable à une entente donnée, ni d’un relevé complet de la législation canadienne sur le franchisage. Les lois sont modifiées, les provinces diffèrent, et savoir quelle loi régit une entente est en soi une question juridique. Lisez les sources primaires et retenez les services d’un avocat qui pratique en droit de la franchise avant de signer quoi que ce soit. Rien ici ne constitue une représentation du rendement financier d’un établissement ou d’une franchise New Age Spa, et il ne s’agit pas d’une offre de vente de franchise ; là où la loi l’exige, une offre n’est faite que par document d’information.